Les filles trop gentilles.

En tant que fille-trop-gentille-qui-le-dit-sans-aucune-prétention…
J’ai toujours pensé que la vie se donnait beaucoup de trouble pour mettre constamment des gens pas gentils sur mon chemin. Dernièrement on dirait que c’est comme une parade de gens pas fins. Une fille, un gars, un gars, une fille. Faut dire que pour la première fois de ma vie, je m’expose à la critique. Qu’en ayant une « vie publique » j’ai encore plus de chance de les croiser. De les attirer ces maudits pas fins-là.

Les gens négatifs. Qui me prédisent toujours l’échec. Qui voient le pire côté de chaque situation. Qui négligent d’apprécier le nouveau point de vue qu’une situation impromptue apporte. Qui me disent que je perd mon temps. Que des blogues de mamans y’en a un pis un autre. Que le mien c’est juste celui de trop.

Les gens mal-intentionnés. Qui se réjouissent de mes échecs. Qui profitent de mes faiblesses. Qui contredisent tout ce que je dis. Qui critiquent tout ce que je fais. Qui voudraient donc bien fort me voir échouer. Du monde qui « calent les autres pour se remonter ». Qui sont incapables de donner le crédit quand quelqu’un d’autre fait quelque chose de bien.

Comme si ça leur enlevait quelque chose à eux. Le talent, la gentillesse, le respect et la politesse c’est pas donné à tous il faut croire. Surtout, ça ne se vole pas.

Les foutteurs de marde professionnels.

Pis moi je pogne là dedans. Je dirais même que je me roule dedans.

« Aaaaaaah non pourquoi il/elle m’aime pas ? Quest-ce que j’ai fais? C’est tu moi qui est pas correcte coudont? »

Je me justifie à l’infini. Je pèse mes mots. Même avec ceux qui le méritent pas.

Parce que les possibilités de chances que  j’aurais pu avoir l’air un tant soit peu méchante me grugent de l’intérieur. Parce que c’est pas moi. Parce que tsais le monde qui me connaissent savent que j’ai jamais de mauvaises intentions. Parce que je réussis toujours à voir l’humain derrière ses paroles blessantes.

L’humain qui doit pas être bien dans sa peau, qui doit souffrir d’une quelconque façon pour continuer de varger sur moi à coups de pelle dans face. L’humain avec un grand H qui me fascine tellement, qui est le centre de ma carrière, l’humain, qui, je refuse de le croire, ne peut être foncièrement méchant.

Wooooo. Attend minute fille, t’es pas une victime.

Non mais, les petites bibittes hypersensibles comme moi, qui ont peu confiance en elles, nous sommes des vraies proies pour ces prédateurs. Qui se nourrissent de notre malheur. C’est toujours long avant que je me rende compte que je me suis encore une fois fait piégée.

À chaque fois je me dis qu’on ne m’y reprendra pas. Et pourtant. Même histoire. Décor différent. Been there. Done that.

Parfois c’est insidieux. Je me dis que c’est dans ma tête.
D’autres fois c’est évident.

On m’attaque.

On me menace même.
Je ravale mes larmes.

Pis le soir, j’ai beau me fâcher, à l’abri dans ma maison. C’est ceux que j’aime le plus qui payent le prix parce que je suis un mollusque de l’auto-défense. Je fini toujours par m’en vouloir. D’avoir répondu. De m’être défendue, même si ma voix shakait.

D’avoir peut-être fait de la peine, même si c’est très peu probable. Parce que la gens pas fins, ils ont un cœur de glace. Ils ne se remettent jamais en question.

Je fini toujours par m’en vouloir d’avoir peut être sali mon image. De fille gentille. De fille qui se laisse marcher sur les pieds. Qui se fait manger la laine sur le dos. De fille qui se fait écraser comme une mouche et qui dit merci. Qui tend l’autre joue.

Ben oui, tu m’as reconnue. Je suis la fille qui donne trop de chance. Je suis la fille qui aime tout le monde. Je suis la fille qui prête à tout le monde des bonnes intentions. La fille qui croit que tout le monde peut changer. La fille qui ne veut pas faire de mal à personne. Je suis la fille, qui, quand je blesse quelqu’un sans le vouloir, se répète à elle-même :
« je n’avais pas de mauvaises intentions. Je n’avais pas de mauvaises intentions. Je n’avais pas de mauvaises intentions. »

Parce que je suis probablement plus blessée que la personne concernée.

Je suis un peu crack pot oui, on va se le dire. C’est épuisant être dans ma tête. Des fois j’ai le goût de m’auto-prendre par les épaules pis de me shaker. De m’auto-crisser un verre d’eau frette dans face: WAKE UP INNOCENTE.

Alors je me dis que je vais m’endurcir. Que je vais changer. Que j’ai fini de me faire exploiter. De porter le fardeau de l’apparence. De porter le fardeau de ce que les autre pensent. Que j’ai fini de m’en faire pour ceux qui ne m’aiment pas. Parce que je ne les aime pas non plus. Parce que j’aime mieux être détestée pour qui je suis qu’aimée pour ce que je ne suis pas.

J’ai envie d’être l’autre fille. Celle qui fait son chemin sans trop se soucier des autres. Qui fait ce qu’elle a à faire sans se demander si ça plaît ou pas.

Mais à chaque fois, je change d’idée. Parce que ma sensibilité, ma naïveté, ma facilité à m’émerveiller, à voir le beau dans chacun, à voir le positif de chaque situation de rire et de sourire, d’avoir le bonheur facile, ça fait de moi la personne que je suis. Ça fait de moi la personne que mon chum a choisie. La personne que mes amies choisissent de garder dans leur vies. Et honnêtement. Ça me suffit. Ça me suffit amplement parce que je dors bien la nuit. Parce que je crois sincèrement que le bien que l’ont fait, tout autant que le mal, nous revient. Nous rattrape un jour ou l’autre dans le détour.

Parce que j’ai réalisé que c’est pas la vie qui met des personnes méchantes sur ma route. C’est moi qui décide de leur donner de l’importance qu’ils ne méritent pas. Je n’ai pas à changer qui je suis. #braillarde #naïve #imbécileheureuse

 

Kill them with kindness yo !

Je dois simplement délibérément écarter ces vampires d’énergie, de confiance, d’estime, de bonheur de ma vie. À les relayer à la place où ils appartiennent : les toilettes.

Alors si prochainement vous me croisez au parc ou à l’épicerie et que vous vous demandez si j’ai grandis. Non. Je marche seulement la tête haute. Maintenant.

Et parce que je sais que vous êtes plusieurs comme moi. Je vous encourage à faire de même.

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.