La dépression saisonnière

Je me souviens maintenant que déjà vers la fin du secondaire, je vivais une petite déprime au mois d’octobre. Une fois toute l’excitation de la rentrée passée. J’avais un petit down. Petit down qui se prolongeait normalement jusqu’au printemps, ou jusqu’à ce que la neige commence à fondre.

Ce phénomène a continué de se produire année après année. Variant en intensité d’une fois à l’autre, mais règle générale, s’intensifiant peu à peu. En 2012, je suis devenue maman et j’ai vécu le pire automne de ma vie. Mais je ne me suis pas écoutée, je n’ai pas ralenti et j’ai crashé. Je vivais une dépression post-partum importante à ce moment-là et je n’ai pas écouté les signaux d’alarme que mon corps m’envoyait… (On s’en reparlera un jour sûrement.)

Suite à la guérison de ma dépression, j’ai quand même remarqué que dès que les premières feuilles changent de couleur et que le temps se rafraichis, la petite déprime, le petit down revient. Je vis à chaque année, une dépression saisonnière et je suis certaine de ne pas être la seule.

La dépression saisonnière concrètement c’est quoi ?

C’est une dépression causée par la baisse de luminosité naturelle et elle touche environ 10% de la population. Ce qui m’a le plus frappé c’est de savoir que 70 à 80 % de ces personnes sont des femmes.

Elle se présente plus de deux années de suite, à la même période de l’année.

Les premiers symptômes sont souvent : un sentiment de fatigue important et une humeur plus maussade.

Elle n’est pas à prendre à la légère et j’encourage quiconque qui ressent des symptômes de dépression à aller consulter.

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Plus personnellement chez moi, la dépression saisonnière, c’est de la fatigue, une envie de pleurer constante, une remise en question importante, l’envie de tout abandonner, l’impression que je ne fais rien correctement, d’être une mauvaise mère et le sentiment que personne ne m’aime.

Concrètement, c’est une maison en bordel. Une baisse d’intérêt au travail. Un manque d’énergie important.  C’est des calories en plus, parce que je mange mes émotions, c’est des chicanes de couple et un moral et une estime de moi qui dégringole.

Je ne suis pas une scientifique, mais je te partage mes petits trucs si jamais tu te retrouves dans ce que tu viens de lire.

Premièrement, la prise de conscience.

Ceci a été le travail de plusieurs années de remise en question. Je me suis rendue compte que j’étais en attente constante du retour de l’été. Que j’avais l’impression de ne vivre vraiment que pendant cette saison. Mais tsais la vie c’est douze mois par année, les bons moments en famille et entre amis, ce n’est pas la belle température qui les crée, c’est moi. En m’isolant la moitié de l’année, je ne fais rien pour m’aider.

Quand je sens que ça s’en vient lentement, je me dis : « ok, c’est le changement de saison. » Et j’essaie de ne pas le laisser contrôler ma vie. Le contrôle, c’est moi qui l’a.

Voir le positif.

Je me fais une liste mentale des choses que j’aime de l’automne et éventuellement de l’hiver.

  • Les couleurs d’automne. Vêtements, rouge à lèvres, vernis à ongles. Les rouges bourgogne, les gris, les bruns, les beiges.
  • La laine. J’aime tout ce qui est en laine. Les foulards, les tuques, les chandails ‘’oversize’’.
  • Le tricot, c’est un passe-temps que j’adore et que je prends le temps de faire en automne et hiver.
  • Les thés chauds.
  • Les tartes aux pommes et aux citrouilles.
  • Les feux de foyer.
  • Les repas à la mijoteuse.
  • Les potages.
  • Le retour des émissions à la télévision.
  • C’est la saison parfaite pour rocker un toupet.

J’essaie de m’exposer à la lumière le plus possible. Je me force à aller prendre des marches, même si ça ne me tente pas du tout… Je me fais plaisir. Je surveille attentivement mes symptômes et je me tiens prête à aller consulter si mes symptômes s’aggravent.

Mais surtout, je sais que ça va passer et je m’y accroche.

Qui sais, un jour peut-être, je pourrai me payer un voyage chaque année au mois de janvier (apparemment que c’est le meilleur des remèdes) !

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Thomas aka Petit Poulet et Henri aka Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.