La chasse à la mère parfaite est ouverte.

Les filles, il faut qu’on se parle.

Quand est ce qu’on est devenues méchantes comme ça les unes envers les autres ? 

Depuis quand on se sent à ce point menacée par une femme ou une maman qui fait les choses différemment ?

Pourquoi on trouve ça dérangeant de voir qu’une autre se sent épanouie dans les rôles qu’elle porte au quotidien ?

Il faut être prudentes les filles. Ce qu’on voit sur nos écrans, c’est pas toujours la réalité. Chacune est libre de de nous exposer les petites parties de sa vie qu’elle choisit sur Instagram.

Tsais, moi, je le cache pas mon imparfait de maison. Mon imparfait de maman. 
Il est bien connu de mes amis et de ma famille. Surtout de mon chum.

Mais c’est pas ça que j’ai envie de mettre de l’avant dans ma vie « publique ». C’est pas parce que je met des photos de mes enfants qui sourient qu’ils ne pleurent jamais, au contraire. J’ai juste envie de vous les présenter sous leur meilleur jour. Qui pourrait m’en blâmer?

C’est la même chose quand je vous montre ma face. Mon corps que j’assume pas tout le temps encore. J’essaie d’être à mon avantage. Tant mieux pour celles qui ont dépassées ce stade. Je vous admire de vous aimer assez pour publier devant le monde entier des photos de vous pas peignée, habillée en mou. J’en suis pas là.

Quand je vous présente une petite partie de ma maison, c’est avec le même soucis que la fille qui reçoit des nouveaux amis chez elle pour la première fois. Je range un peu, je veux que sa sente bon.

Y’a 400 ans on allait à la chasse à la sorcière, on les brûlait sur le bûcher à la vue de tous. Sans se soucier de vérifier vraiment les faits qu’on leurs reprochaient. Elle répondaient pas aux standards de la femme ordinaire du temps? brûle sorcière ! Pis le monde encourageaient, Brûle sorcière! T’es pas comme nous! Tu nous fait peur! Next. 

En 2016, on va à la chasse à la mère parfaite.
On les bashe sur les réseaux sociaux, à la vue de tous. Sans se soucier de vérifier vraiment ça ce passe comment derrière les écrans de nos téléphones intelligents. Elles répondent pas aux standards de la mode de la mère indigne populaire? Elles semblent avoir une maison bien rangée? Elles semblent habillée avec autre chose qu’un pyjama plus que 4 fois par semaine et trouver que la maternité c’est pas si pire que ça ? Brûle mère parfaite ! T’es pas comme nous. Tu nous fait peur ! Next.

C’est quoi notre problème les filles ?

Les dangereuses pour nos futures générations de femmes. C’est pas celles qui prennent des belles photos. C’est pas celles qui se présentent à des galas en jeans. En mon sens, celles qui donnent pas le bon exemple, c’est celles qui se permettent de descendre d’autres femmes sur les réseaux sociaux. Pas en remettant en question ses idées. Plutôt en critiquant son apparence, ou celle de sa maison. Soit trop négligée. Soit trop soignée. 

C’est celles qui laissent sous entendre qu’elles sont ben plusses des vraies mamans parce que leur lavage est pas fait et qu’elles se sont pas lavée depuis 4 jours. On est toutes des vraies mamans. Parce que pour être une maman il suffit de faire un enfant. Pour être une bonne maman, il suffit de lui donner le meilleur de soi.

Je suis pas une safia. Je suis pas une Marilou. Je suis une maman, qui a sa couleur à elle. Des fois habillée en mou des fois habillée « comme du monde ». Qui aime pas se faire dire comment penser. Qui aime pas ça voir d’autres femmes, d’autres mamans juger les autres sur la propreté de leur maison. Sur la beauté de leurs vêtements.

Et si à la place on se donnait des tapes dans le dos ? Et si on se félicitait. Parce qu’une femme qui rayonne ne fait pas de l’ombre aux autres. Au contraire. 

Parce que c’est déjà assez difficile d’être une femme parfois, sans que les coups bas viennent de l’une d’entre nous.