Je veux te dire que ça va bien aller ma chouette…

Je veux te dire que ça va bien aller ma chouette.

Peut-être pas demain.

Mais je te promet que tu vas être capable de sourire à nouveau.

Là je le sais que t’as mal comme ça ce peut pas.

T’as l’impression que t’arrêteras juste jamais de souffrir.

Ça te fait tellement mal quand tu respires… Que des fois t’as envie de mourir.

 

Tu dis à tes amies que tu t’en fout.T’essaie de garder la tête haute.

Ta fierté c’est tout ce qui te reste. C’est la seule chose qu’il t’a laissé.

Tu préfères pleurer en silence toute seule dans le noir que de le dire à voix haute à quel point ça te brûle en dedans. Pis que ça brûle tellement fort que t’es juste pu capable d’en prendre.

T’as l’impression d’être juste un tas de cendre.

Hier soir, t’as même souhaité de t’endormir pour de bon pis de te faire souffler par le vent.

Dans une autre vie sans lui.

 

Parce qu’il t’a arraché le cœur.

Pis qu’il l’a déchiré en deux.

Il l’a pris dans ses mains. Ses belles mains d’hommes que t’aimais tant embrasser.

Et il a tiré de toutes ses forces. D’un côté pis de l’autre.

Jusqu’à tant que ça arrache de partout.

Jusqu’à tant qu’y aille pu rien à rafistoler.

Qu’il reste juste des lambeaux de cœurs pas réparable.

Bon pour les vidanges.

Tu te sens comme une vidange.

 

Pis il te l’a redonné.

Il l’a garoché sur le plancher.

Sans aucun égard pour l’amour que vous avez partagé, pendant toutes ces années.

 

Pis depuis ce soir-là, t’as l’impression que tu seras pu jamais capable d’aimer.

Que t’es brisée.

 

De toute façon, t’as l’impression qu’y a jamais un autre homme qui va te regarder parce qu’il te l’a éteinte, ta beauté.

 

Il disait qu’il t’aimerait toute la vie.

Il disait que t’étais trop parfaite pour lui.

 

Mais toi, tu le sentais bien qu’il s’éloignait de toi.

Il rentrait de plus en plus tard.

Ça fait que tu redoublais d’efforts pour le garder ton homme. Pour le séduire ton homme.

 

C’est peut-être pour ça que ça fait aussi mal de te retrouver toute seule ce soir.

Avec vos souvenirs éparpillés autour de toi.

Avec vos projets qui se réaliseront jamais.

Avec les fantômes des enfants que tu voulais avec lui. Ceux que tu porteras jamais dans ton ventre.

T’as jamais connu une douleur aussi violente.

 

Mais je suis là.

 

Pis je veux te dire que ça va bien aller ma chouette.

Non, ce sera pas demain.

Mais je te le promets. Que tu vas sourire à nouveau.

Tu vas arrêter de souffrir. Lentement.

Ça va arrêter de faire mal quand tu respires. Crois-moi.

Tu vas renaître de tes cendres.

 

Même si on oublie jamais vraiment tu sais.

Parce que c’est vrai que ça nous colle à la peau longtemps les trahisons et les relations-regrets.

 

La force tu vas la trouver à l’intérieur de toi.

Je le sais. T’es forte.

 

Je me suis relevée de mon tas de cendre un jour, moi aussi.

Même si ça goûte encore le brûlé dans ma bouche certains soirs.

Il m’a pas brisée pour toujours.

J’ai réappris à aimer.

 

Je veux te dire que ça va bien aller ma chouette…