Trois mots qui font bobos à éliminer de vos conversations avec votre enfant. Et tout court.

Depuis que je suis toute petite, je choisis les mots que je décide d’employer avec soin. Je connais leur valeur, leur poids et surtout leur violence.

Connaissez vous l’adage  »Les paroles s’envolent » ? moi, je n’y crois pas.

Je me rappelle encore de certains bouts de conversations marquantes que j’ai eu dans ma vie.

Je pourrais répéter mot par mot certaines phrases qui m’ont blessées à vie.

Les mots que certaines personnes choisissent pour nous parler ou pour nous désigner peuvent nous marquer profondément. Que ce soit des mots de réconfort, des mots d’amour ou encore des mots blessants.

Mais comme dans tout, l’humain a une plus grande facilité à se souvenir de ce qui lui a fait du tort que ce qui lui fait du bien. Dans un océan de positif, on s’accroche souvent à la petite parcelle de négatif.

Parfois, on choisis nos mots sans trop y réfléchir. Ça ajoute de la couleur à ce que l’on dit, ils nous servent à intensifier certains propos, à définir l’émotion que l’on ressent.

Certaines fois, on les utilise juste par habitude.

Je fais donc très attention lorsque je m’adresse à mes enfants. Il m’arrive de l’échapper des fois :

 »t’écoute jaaaaamais »

 »tu niaises tooooouuujoooooours »

 »eeeencooooore une fois t’écoutes pas »

C’est juste trois petits exemples. Trois petits adverbes qui peuvent atteindre l’estime de vos tout-petits.

Qui peuvent déformer la perception qu’ils ont d’eux-mêmes et faire des dommages permanents.

Ils ne le diront pas avec des mots. Parce qu’ils ne seront pas capable de l’exprimer. Mais ils ressentiront une grande tristesse, une impression de décevoir quotidiennement.

Et ça, ça pèserait lourd sur les épaules de n’importe quel adulte.

Imaginez donc sur les toutes petites épaules d’un enfant.

Parce que dans les yeux de nos petits amours, on a toujours raison.

Ils ne remettent pas en question ce que l’on dit. Papa et maman détiennent la vérité. Papa et maman connaissent tout.

Alors si maman dit que je suis  »jamais gentil »,  »toujours tannant » ou  »encore et encore trop excité », c’est que c’est vrai.

C’est comme si on leur envoyait le message qu’ils n’ont pas vraiment le pouvoir de changer, de bien faire les choses et de s’améliorer.

Alors quand je l’échappe. Je fais preuve d’humilité et je retire mes paroles.

 »Je m’excuse mon amour, c’est pas vrai que t’écoutes jamais. Tu te souviens la dernière fois au parc ? Tu avais écouté maman du premier coup… »

Et ça… Juste ça : l’intervention positive, c’est 100 fois plus efficace que les soupirs, que les yeux en l’air et que les  »t’as eeeeeencore fait un dégât parce que t’es toooooujours excité, Tu m’écoutes jaaaaaamais quand je te demande de te calmer ».

J’essaie donc d’enrayer de mon vocabulaire ces trois mots qui font bobos. Parce que je les utilise pas juste avec mon 4 ans. Mais aussi avec mon chum et dans d’autres conversations d’adultes.

Pis on va se le dire :ces trois adverbes-là viennent souvent avec un ton condescendant. Avec un ton sarcastique. Des yeux en l’air, des soupirs pis un poing sur la hanche.

Ils sont l’équivalent du gaz qu’on garoche dans le feu. Ça te fait exploser une chicane de couple sur un pas pire temps.

Je vous le dit, c’est pas évident, mais on se sent mieux sans.

Je vous met au défi ! Les vacances de Noël, c’est l’occasion idéale pour vous pratiquer 🙂