2017 : ma quête d’équilibre.

Depuis une semaine, je lis des réflexions de gens qui font le point sur leur année 2016 et qui prennent des résolution pour celle à venir. Dans mon cas, 2016 aura été une année d’extrême bonheur, mais aussi de remise en question et de fatigue extrême. L’amour fou a côtoyé le  »J’T’À BOUTTE CALI.. ».

Dans les derniers milles de l’année, j’ai été malade.  En plus. Rien de très dramatiques, mais des moyens maux par-ci par-là. Juste assez pour être hospitalisée quelques jours. Et surtout pour ne pas me sentir en pleine possession de mes moyens. Et ça, dans mon monde à moi, perdre le contrôle, c’est assez dramatique merci.

J’étais fâchée. Surtout contre moi-même d’être malade. Avant les fêtes. Pendant les fêtes. Cette année, on a fait notre sapin de Noël le 17 décembre, parce qu’avant ça, j’avais juste pas la force de le faire. Ça m’a fait capoter ben raide. Je suis virée sur le top avec mon sapin. Et je me suis rendue compte après l’avoir monté, qu’au fond, l’important c’était le temps que j’avais passé en famille à le décorer, et non la date à laquelle on l’avait fait.

Juste pour vous expliquer à quel point je peux être cinglée control freak, sur mon lit d’hôpital, à la place de me concentrer sur ma guérison, j’appelais à répétition mon chum. Pour savoir comment allaient les garçons, et surtout comment (et si) il se débrouillait sans moi. Un matin, il ne répondait pas à mes messages.

La cinglée control freak s’est réveillée :

« Ça y est ! Il a pas mis son cadran! Il va se lever en retard et manquer son rdv de 8 H. »

Je lui envoyais des messages textes compulsivement, j’ai du lui téléphoner quarante-douze fois en quinze minutes. Jusqu’à temps qu’il me réponde, qu’effectivement il avait oublié son cadran. Qu’il était couché dans notre lit avec les deux gars et que oui, il allait être en retard pour son rendez-vous.

 »Je le savais. »

Je me gosse moi-même à me lire. Chu folle.

J’ai convaincu le médecin de me laisser sortir de l’hôpital plus vite, pour retourner régner sur mon royaume. Mais je n’en étais pas capable. J’ai voulu garder mon bébé avec moi à la place d’aller le porter à la garderie et de prendre soin de moi. Pour me faire pardonner mon absence qu’il n’avait probablement même pas remarquée.

Ma guérison a été lente. Et frustrante.

Je ne peux pas être la mère, ni la femme, ni l’amoureuse que je souhaite être si je ne prend pas soin de moi.

Et ma définition de « prendre soin de soi » a changée.

Je ne parle pas de coiffeuse , de pédicure ou de massage. Ça c’est plutôt me dorloter. Un petit luxe qui fait du bien au corps et à l’âme.

Je parle plutôt de m’accepter dans mes limites. Celles que je possède naturellement, celles que je décide de m’imposer et à ceux qui m’entourent  et celles que mon corps m’impose temporairement.

D’accepter mes défauts. Mes faiblesses.

De m’arrêter quand j’en ai besoin. De demander de l’aide quand je n’y arrive plus.

De m’accorder le droit de prendre une pause. De souffler un peu. D’arrêter de me sentir coupable de tout et de rien.

D’arrêter de m’en faire de ce que les autres pensent de moi. D’arrêter de rejouer dans ma tête certaines soirées qui laissent un goût awkward et d’analyser tout ce que j’ai pu dire , d’intelligent et de moins brillant.

D’arrêter de me demander si ma belle famille sont juste polis avec moi ou s’ils m’aiment vraiment. Ou encore si ma femme de ménage trouve que je suis paresseuse et sale.

Parce que de toute façon, je peux rien y changer.

Je veux m’aimer un peu plus chaque jour. Avec le corps que j’ai aussi.

Parce que ça, j’ai le pouvoir de le changer, ou non.

Et je veux surtout trouver l’équilibre entre la gentille fille en moi, et celle qui doit se faire entendre et arrêter de s’excuser de le faire. Entre la femme fière de sa carrière et la maman fière de ses enfants.

J’écris ces lignes-là en ce moment, dans un but un peu confus. Sur le chemin du retour de vacances, que j’ai vécues avec deux otites et une amygdalite. Avec un bébé qui a beaucoup pleuré et un grand fatigué qui en a profité pour tester les limites. Une maman malade et sa patience limitée, ça te déstabilise toute une famille.

Et c’est cet équilibre-là, que je me souhaite de trouver en 2017.

De ne pas me sentir cheap de donner moins que mon 100%, de ne pas donner aux autres de l’énergie que je n’ai pas pour moi.

Parce que ce n’est pas cet exemple-là que je veux que mes enfants suivent en grandissant.

Parce que sinon mon corps va continuer de me parler. Pour que je m’arrête.

Alors 2017, moé pis toé, on va relaxer collés-collés.

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.