Je te jase encore de deux mots Pas beaux : Santé + Mentale.

Cette semaine je parlais de l’envers de certaines de mes photos instagram dans ce billet : Aujourd’hui, on parle de santé mentale, moi je vous dit la vérité derrière 5 de mes photos instagram. J’ai choisis 3 photos qui pouvaient laisser (peut-être) croire que ma vie est dont trépidante et douce, calme comme un long fleuve tranquille. Je voulais prouver qu’une image ne veut rien dire vraiment en expliquant l’histoire derrière. Les 2 dernières photos sont des photos de moi qui sourit. Et j’explique alors qu’il s’agit du visage de la dépression.

Mon but était de sensibiliser les gens au fait que les images sont parfois trompeuses… en mentionnant par la bande que malgré mon visage souriant et l’image positive que je peux projeter sur les réseaux sociaux, je souffre de troubles de santé mentale.

Je ne voulais pas m’étendre sur le sujet, et je ne le ferai pas non plus. Il s’agit d’une partie de mon histoire que je désire garder privée. Je n’ai cependant pas honte de dire que la dépression vogue dans ma vie depuis plusieurs années (ou depuis toujours?) variant en intensité et en forme. Elle revêt parfois une belle robe longue brodée d’anxiété, ou un vieux pyjama déchiré tâché d’idées sombres. Elle Me laisse parfois croire qu’elle est partie pour de bon, puis elle revient à la charge au moment où je m’y attend le moins. Elle fait des ravages dans ma vie et me force à travailler encore un peu, (beaucoup) sur moi. Je suis tranquillement entrain de me faire à l’idée que je ne m’en débarrasserai peut-être jamais vraiment.

Du haut de toute ma naïveté, je pensais qu’en tant que société on avait fait un bon pas devant en matière de sensibilisation a la santé mentale. Je trouvais meme les publicités a la télévision exagérée :  » elle n’est pas en dépression, elle est juste paresseuse  » Voyons dont plus personne ne pense comme ça en 2017. Apparement que oui. Ce n’est pas exagéré. Il suffit de lire certains commentaires sous mon texte d’hier.

J’ai envie de m’adresser aux femmes aujourd’hui, parce que ce sont elles qui m’ont envoyées les messages les plus blessants cette semaine et je ne comprends pas.

Les malheurs de l’une n’effacent pas ceux de l’autre.

Notre « Breaking point » n’est pas le même.
Notre endurance nous est unique et personnelle. Nos limites sont toutes différentes et non discutables. Parce qu’on est toutes un peu brisées à des places différentes.

La personne qui ressent le besoin d’avoir de l’aide en premier n’est pas nécessairement la plus faible. Au contraire.

La réussite de l’une ne fait pas de l’ombre à celle de l’autre. Elles ne se mesurent pas. Derrière chaque victoire se cache tout le chemin parcouru pour y arriver, chemin qui n’est pas lisible pas sur le front d’une personne. Chemin qui lui appartient. À elle de le partager avec nous ou pas.

Il n’y a pas de « petits » ou de « grands » problèmes de santé mentale. Pas de « petite » ou de « grande » dépression. Pas de pire ou de moins pire. La maladie mentale c’est TOUJOURS le pire des pires. Dans chaque cas il s’agit d’une tragédie, d’un drame dans la vie de la personne qui en souffre et de ceux qui l’aime. Dans tous les cas, c’est extrêmement douloureux.

Personne n’est à l’abri. Personne. Je te le jure. Pis je te le souhaite tellement pas. Je devrais pas avoir besoin de te dire à quel point c’est un enfer vivre dans ma tête. Ou que j’aimerais mieux pas me réveiller le matin. Ces 4 mots sont assez douloureux à dire et devraient te suffir : je souffre de dépression. Peut-être que certaines personnes auraient besoin d’un dessin en plus.

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Thomas aka Petit Poulet et Henri aka Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.