Ta petite vie sociale à l’extérieur de moi.

Il n’y a rien de plus doux pour un parent que de réaliser que son enfant est apprécié et aimé à l’extérieur de la maison et de son cercle de famille immédiate.
J’ai déjà parlé de la première fois que tu as été à une fête d’ami dans ce billet-là .
Mon beau grand garçon. Si tu savais combien j’étais fière de toi et pour toi.
On a essayé fort dans les dernières années, de t’enseigner comment te faire des amis et surtout comment les garder. Comment jouer avec les autres et partager.
Au parc, je t’ai déjà expliqué comment aborder les nouveaux amis pour leur donner envie de jouer avec toi aux espions et aux chevaliers. Après une seule mise en situation, tu étais déjà devenu champion : ¸ »allô, je m’appelle Thomas et toi? Veux tu jouer avec moi? ».
Tu sais,  ça m’a Toujours beaucoup inquiété, cette sphère sociale de ta vie dans laquelle je n’ai pas beaucoup de contrôle. Tu vas voir l’école c’est un peu  comme une jungle…  et des amis pas gentils, il va y en avoir. Ça me briserait tellement le coeur de savoir que tu es rejeté ou intimidé.
Mais plus tu grandis et plus tu me rassures. Tu communiques bien. Tu es attachant.  Ton sourire est contagieux et tous les enfants viennent vers toi spontanément et toi tu vas vers les gens, tu es toujours prêt à jouer, à courir et à rire. Pour cette partie-là, je n’ai pas beaucoup de mérite. T’es né awesome comme ça.
Cette semaine t’as reçu ta deuxième  petite invitation de la patte patrouille  dans ton casier de garderie. Et encore une fois, mon coeur s’est gonflé de bonheur pour toi.
Puis, du haut de toute ma contradiction maternelle, à peine 1 seconde plus tard … j’ai eu le coeur gros comme la terre. Parce que j’ai réalisé que l’on déménage dans 1 mois. Et que même si jusqu’en septembre tu resteras avec tes amis à la garderie , en septembre aucun d’eux ne sera assis avec toi dans ta classe de maternelle.
Tu n’auras pas repère, pas de visage connu. Pas d’ami avec qui aller spontanément t’assoir pour manger ton premier petit sandwich dans ta nouvelle boîte à lunch de super héros.
Bon, ça y est. Je pleure. Encore.
Et ça me fait réaliser à quel point j’ai moi aussi besoin de stabilité. De visages familiers et amicaux, de m’épanouir dans un milieu sain.
J’ai envie de m’excuser mon chéri et surtout de te promettre de tout faire en mon possible pour éviter de te déraciner à l’avenir. Des fois, les changements sont pour le mieux. On fait des rencontres merveilleuses et ça nous permet d’apprendre à s’adapter et à remettre en ordre nos priorités.
Mais ce que je souhaite pour toi, c’est de te créer un beau petit cocon à la grandeur de notre nouveau quartier. Je veux que tu grandisses avec des amis dans les maison autour. Je veux sortir sur le balcon et te crier que le souper est prêt. Je t’imagines lever les yeux au ciel, parce que je t’ai fais un peu honte. Je veux que tu partes au parc en bicycle pis que tu traines ta même gang de boys d’années en année au hockey.
Je veux qu’on se crée des beaux souvenirs. Que tu ressentes ce sentiment tellement réconfortant de venir de quelque part que tu peux appeler la maison, et qui est beaucoup plus que quatre simples murs.
Je t’aime si fort petit poulet.
Ton chandail de loup est propre, prêt pour ta prochaine fête d’ami. et Ps : j’ai confiance en toi. Et moi. Ça va ben aller.