J’aurais voulu que quelqu’un me le dise… ce que c’est avoir deux enfants.

  1. Le plus beau des cadeaux, c’est pas toi. C’est pas non plus ton frère.

C’est ce qu’il y a entre vous deux. Les deux petites merveilles que j’ai fabriquées dans mon ventre.

C’est l’amour qui vous unis. Sans que je ne doive rien faire, sans que je doive vous forcer, même pas un peu. C’est juste une magie qui s’est opérée dès que vos regards se sont croisés la première fois. C’est du pur bonheur pour mon cœur.

Oh comme toutes les mamans,  si tu savais comme j’ai eu la trouille de fabriquer un deuxième enfant. J’ai eu peur de ne pas l’aimer autant que toi, mon parfait et adorable petit premier. De ne pas être à la hauteur. De ne pas être capable de me séparer en deux.

J’ai eu tort. Parce que le bonheur, c’est vous deux ensemble. C’est tout.

Je passe ma vie à pleurer de joie depuis que t’es devenu grand frère.

Dans le temps que je doutais de ma décision, en flattant ma grosse bédaine. j’aurais voulu que quelqu’un me le dise que c’était la meilleure chose que j’avais fait de toute ma vie.

Que t’allais prendre ton rôle tellement au sérieux que t’allais  parler de toi à la troisième personne en référant à toi-même par  »Grand-frère ».

 »Maman, grand frère a soif. Grand-frère a envie de pipi ». Ça déborde juste tout simplement de cuteness.

J’aurais voulu que quelqu’un me le dise qu’au fond, c’est pas deux bains à donner. Que je passe tellement un beau moment, la plupart du temps, juste à m’assoir et à vous regarder jouer, vous arroser et créer des souvenirs de barbes de mousse. Que t’allais faire hurler ton petit frère de rire en le chatouillant et en pinçant doucement ses  »grosses coooouuisses molles ».

J’aurais voulu que quelqu’un me le dise que t’allais avoir une patience à toute épreuve pour ton petit frère. Que tes yeux allaient briller d’amour en le regardant.

Pis que tu allais lui faire boire ton petit jus de pomme en boîte en cachette.  »C’est pas grave Henri, tu peux tout le boire, parce que je t’aime. »

Que tu te lèverais à pas de loup le samedi matin, pour te glisser dans sa chambre en silence. Que tu allais lui emmener des petits trésors de ta chambre pour l’amuser, et que j’allais les retrouver dans son lit le soir.

Personne m’avait dit que c’est les histoires de tortues ninjas, de trolls et de chevalier que tu allais lui raconter qui me réveilleraient dans le moniteur le matin. Ça et les petits  »aaaaah » émerveillés de ton frère par les pirouettes que tu fais. Personne m’avait dit que j’allais pouvoir savourer cette petite minute de gloire dans mon lit, en versant une petite larme de joie.

J’aurais voulu qu’on me dise que tu allais être prêt à lui donner tout ce que tu possèdes. Que t’allais même me supplier de te faire un autre petit frère et une petite sœur aussi.

J’aurais voulu que quelqu’un me le dise, qu’au fond, c’est pas deux fois plus de job préparer un souper pour deux enfants.

Ni faire deux routines du dodo. On lit l’histoire tout le monde ensemble dans ton lit, je le vois que ça te fait sentir important. Et t’as raison mon grand.

T’es tellement important pour lui.

Si quelqu’un me l’avait dit, j’aurais eu moins peur.

Alors,  à toi, la maman qui hésite. Je te dis fonce. Offrir un frère ou une sœur à son enfant, c’est lui offrir et c’est t’offrir à toi, le bonheur, le vrai de les voir grandir ensemble et savoir que quoi qu’il arrive, ils seront toujours là l’un pour l’autre.

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Thomas aka Petit Poulet et Henri aka Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.