À toi, mon amie que j’ai perdue de vue.

J’ai envie de te dire que je t’ai tellement aimée.

Fort.

Pour tout ce que tu es.

Avec tes petits coins d’ombres et tes tellement grandes qualités.

À une certaine période de ma vie, t’a été exactement l’amie dont j’avais besoin.

On était proches, plus que proches.

Je dirais fusionnelles. J’avais mal quand t’avais mal. J’avais peur quand t’avais peur.

J’ai eu un coup de foudre d’amitié pour toi. Pour tes grands yeux expressifs. Ta douceur dissimulée sous tes airs de dure. Ta loyauté à toute épreuve et ta détermination.

On s’est trouvées au bon moment. T’as été là pour moi dans des moments difficile.

Sans jugement. Tout le temps.

En silence parfois, mais toujours là.

Jamais bien loin.

C’était toi, à ce moment-là, l’amie que je pouvais appeler à tous les heures du jour ou de la nuit.

T’as pris soin de ce que j’avais de plus précieux à un certain moment. Je n’ai jamais vraiment pris le temps de te remercier, pour cela d’ailleurs, parce que chaque fois que j’essayais, je sentais ma voix se casser. Et j’avais peur que si je continuais, ça me brise au complet jusqu’au coeur de reparler de cela.

Mais si tu lis ces lignes aujourd’hui, je sais que tu comprendras. Merci.

On a partagé les plus grands secrets. Les beaux et les moins beaux.

Tu m’as vu dans ma version la plus vulnérable.

Mais aussi dans ma version la plus forte.

Celle qui s’est relevée et qui a fabriquée son petit bonheur.

C’est comme en amour tsé, la passion, ça peut pas durer pour toujours.

Puis le temps a malheureusement fait son oeuvre en ce qui nous concerne.

La vie étant ce qu’elle est, elle nous a menées toutes les deux vers des nouvelles aventures qui ont un peu séparées nos chemins.

Y’a comme un petit courant d’air entre nous, un petit froid sur lequel je ne suis pas capable de mettre des vrais mots.

Ce petit froid-là,  il s’est installé doucement par la déception d’un rendez-vous manqué, le silence d’un message laissé non répondu, puis aussi par des faux  »ça va » répondus à des  »comment tu vas » juste parce que ça faisait trop longtemps.

Je vais le dire tout simplement, on s’est perdues de vues.

Je suis pas fâchée contre toi. Il s’est rien passé vraiment. C’est pas de ta faute. Pas de la mienne non plus.

Mais il y a comme maintenant un plus-gros-que-petit courant de frette entre toi et moi. Des événements auxquels je ne suis pas invitée, des beaux moments de ta vie dont je suis spectatrice derrière mon écran, alors que j’aurais tellement préféré les vivres à tes côtés.

Tu me manques. Pis tes enfants aussi.

Et même si je sais pertinemment qu’il y a pas vraiment d’autre coupable que le temps. Celui qui passe. Celui qu’on a pas, celui qu’on tente de rattraper… ça me fait un petit peu mal ma belle amie.

Et là clairement, je vis une peine d’amitié. Pis ça fesse plus fort que je pensais de réaliser à quel point on s’est éloignées beaucoup-trop, pis là c’est juste comme un gouffre.

Je le sais pas par quel morceau commencer pour tout recoller. Je sais pas si j’ai la force en ce moment non plus, ni même si t’en as envie.

Je le sais pas si nos routes vont se recroiser naturellement, ou si je vais continuer d’être heureuse de ton bonheur à distance.

Mais saches que je suis désolée si je n’ai pas été l’amie dont toi tu avais besoin.

Tu sais, Tu as encore cette place bien spéciale dans mon cœur. Et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit.

Je te souhaite d’être heureuse.

Ma mère m’a toujours dit que chaque personne passait dans nos vies pour une raison.

Dans mon cœur, je sais pourquoi tu es passée dans la mienne. J’espère que moi aussi, j’ai laissé cette petite trace indélébile dans la tienne.

 

 

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Thomas aka Petit Poulet et Henri aka Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.