Ma petite histoire d’allaitement mixte.

L’allaitement… ou le non-allaitement… quels sujets tabous.

D’un côté on nous bombarde d’information très peu nuancée dès le début de notre grossesse à propos des bienfaits de l’allaitement. On nous culpabilise si ce n’est pas un choix évident pour nous. On juge les mère qui ne veulent  »même pas essayer ». On les traite d’égoïstes: c’est sûrement parce qu’elles ne veulent pas ruiner leur poitrine tsé. On les traite comme si elles donnaient de l’arsenic en poudre à boire à leur petit précieux bébé. Non mais il faut tu pas être une mauvaise mère pour refuser à son enfant le lait maternel ? Soupir.

De l’autre côté, on ne nous parle pas du fait qu’allaiter, ça peut être difficile. Physiquement et émotivement. C’est épuisant, psychologiquement.

Certaines personnes jugent les mères qui allaitent en publique. On m’a déjà dit d’aller me cacher, alors que j’allaitais mon bébé sous un châle (on ne voyait rien tsé !) dans un centre d’achat.

J’avoue m’être sentie très confuse suite à cet événement. J’avais vécu tellement de culpabilité et de tristesse de ne pas avoir persévéré à allaiter mon premier bébé exclusivement et aussi longtemps que je l’aurais voulu… Avec le deuxième j’ai eu de la chance, grâce à plusieurs facteurs combinés, c’était plus facile, et j’en étais tellement fière. Je pensais qu’on allait me féliciter, me dire que j’étais bonne, une vraie championne. Me donner une médaille peut-être même. Mais non.

J’ai vite réalisé que #lesgens ne sont jamais satisfaits.

J’allaitais exclusivement et on me disait que c’était pour cette raison que mon bébé ne faisait pas ses nuits, alors qu’il n’était âgé que de quelques semaines. On me disait que ce n’était pas bien puisque je ne pouvais pas contrôler la quantité de lait qu’il ingérait. Que je l’empêchais de créer un lien avec son père puisqu’il ne pouvait pas le nourrir. Les gens en visite me reprochaient parfois de ne pas pouvoir passer des beaux moments avec lui en le faisant boire. Et j’en passe.

Ça m’a rendue furieuse.

Mais quelle société d’hypocrites. On ne s’indigne pas des publicités plus grandes que nature de lingerie, mais on traite presque une mère qui allaite son enfant d’exhibitionniste. On pousse les femmes à allaiter à tout prix, mais surtout pas trop longtemps, puisque sinon cela devient malsain et on sexualise un geste tellement naturel.

Et j’ai été honnête avec moi-même, parce que visiblement, je ne ferais jamais l’unanimité avec ma façon de nourrir mon enfant. Même si j’aimais beaucoup allaiter, que je trouvais cela pratique, surtout la nuit… J’avoue qu’à certains moments j’aurais préféré pouvoir donner un biberon à mon bébé et rester habillée… Par exemple en visite, lorsqu’il n’y avait pas de chaise confortables et adaptée pour que j’allaite. Ou dans les endroits publiques. Ou encore lorsque mes seins étaient douloureux ou lorsque j’avais envie de me reposer pendant la nuit et que mon conjoint prenne la relève.

J’ai donc décidé de faire de l’allaitement mixte.

De jumeler allaitement et biberons.

D’être une mauvaise mère, de toute façon.

Certaines personnes ont tentées de me décourager, de me dire que j’allais scrapper mon allaitement, mais j’étais rendue là, à écouter mes besoins à moi. Et j’étais confiante : bébé Loup avait déjà bu au biberon dans les premiers jours de sa vie puisque ma montée laiteuse tardait à arriver et qu’il a fait une jaunisse. Je me doutais que cela allait bien ce passer.

J’ai longtemps hésité devant la rangée de biberons au magasin. J’ai finalement opté pour la marque Avent de Phillips, puisqu’en mon sens leurs tétines larges étaient celles qui ressemblaient le plus à des  »vrais » mamelons. Du moins… aux miens ha !

C’est aussi l’opinion de petit poulet comme tu peux voir. #lolpaslol

J’ai été chanceuse, Henri les a adoptés dès la première fois. Ce ne sera peut-être pas le cas de ton bébé, et c’est correct de prendre le temps de trouver LE bon biberon pour vous deux.

J’ai donc intégré un biberon par jour de mon lait à moi que je tirais. Et mon bébé l’a super bien accepté. Il n’a jamais eu de problème à prendre le sein par la suite non plus. Parfois c’était 2 ou 3 biberons par jour. Éventuellement j’ai intégré doucement le lait de préparation… Et il a eu de plus en plus de biberons jusqu’à ce que je décide par moi-même que j’en avais assez de l’allaitement. La transition a donc été faite en douceur puisqu’il était déjà habitué aux biberons.

L’allaitement mixte a sauvé mon allaitement. Et ma santé mentale. Ça m’a permis d’être témoin de moments tellement attendrissants : mon grand qui donne le biberon à son petit frère, mon chum qui murmure des mots d’amour à l’oreille de notre bébé en le faisant boire. Mon seul regret est de ne pas l’avoir fait pus tôt.

Mamans, je n’ai qu’une chose à vous dire : vous ne réussirez jamais à satisfaire #lesgens. Donc écoutez-vous, et vous seules. Ça va ben aller.

Si jamais tu as envie de  tester les bouteilles Avent de Phillips, c’est ta chance de gagner un ensemble de bouteilles parce qu’ils ont présentement un concours ouvert pour le Québec aussi (yay!) juste ici.

Philips Avent Bottles Giveaway – March/April 2017

Nous, c’est encore la marque de biberons qu’on utilise à la maison, ce que j’aime plus particulièrement, c’est qu’ils sont vraiment faciles à laver hi hi hi.

 

*Cet article est commandité par Avent et PTPA. Malgré le fait que je sois rémunérée pour mon rôle d’ambassadrice de la marque Avent, je vous recommande ces produits parce que nous les aimons sincèrement à la maison et qu’ils facilitent notre quotidien, vous pouvez donc être assurés que mon opinion est honnête ! 🙂

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.