Aux grands-parents de mes enfants, merci.

Il doit y avoir une journée des grands-parents quelque part dans l’année, mais je sais pas trop c’est quand et moi, aujourd’hui, j’ai envie de vous dire merci.

Je me sens remplie de gratitude ce matin, merci tellement de faire partie de nos vies.

Je pense aux parents de mon amoureux, bien sûr, mais surtout aux miens.

Parce que je les connais depuis longtemps tsé (27 ans ha!), mais depuis les 5 dernières années je redécouvre chacun de vous dans dans vos rôles de grands-parents.

Vous êtes tellement des beaux grands-parents. Jeunes, plein d’énergie, mes enfants ont tellement de chance de vous avoir tous les trois.

Je veux vous dire merci, de les gâter sans raison parfois, et aussi de prendre le relais de la discipline quand je vais souper chez vous et que vous voyez que je suis à bout.

Je ne comprenais pas ce que voulait dire l’expression  »il faut un village pour élever un enfant » avant, mais maintenant j’en comprend tout le sens.

Merci de les aimer tels qu’ils sont, même quand ils n’aiment pas vos repas. Même quand ils n’écoutent pas, ou quand ils brisent vos choses.

Merci de commenter toujours, sans exception, chaque photo d’eux que je met sur les réseaux sociaux, ça me fait du bien de savoir qu’il y a d’autres personnes que moi qui trouvent qu’ils sont deux petites parfaites beautés.

Merci de leur téléphoner souvent et de leur dire qu’ils vous manquent, parce que ça vaut tellement cher pour un enfant de savoir que quelqu’un s’ennuie quand il n’est pas là et pense à lui.

Merci papa de continuer d’appeler le poulet par vidéo le soir même si souvent des fois il te dit :  »Tu me déranges papi, je joue avec mes dinos » ou encore  »Ok papi, bye là je veux pu te parler ». Ça me fait tellement rire, c’est des souvenirs que je vais garder toute ma vie.

Merci pour la magie que vous mettez chacun dans leurs vies.

Comme toi maman, qui leur fait faire  »l’avion » à tour de rôle jusqu’à épuisement. Tu dis rien en plus, quand à chaque mautadine de fois tu finis avec de la bave dans le visage. Thomas hurle de rire et toi, t’as un des plus beaux sourires possibles. Merci pour tes petites folies, les petites surprises à chaque fête de l’année, et surtout, de laisser Tom emmener son cochon d’inde chez toi quand il se fait garder… Je suis certaine que ça restera un de ses plus beaux souvenirs d’enfance.

Merci papa, pour les longues heures que tu as passées dans la dernière année à bercer mon bébé. Si tu savais comme ça me fait chaud au cœur de te voir te dépêcher à finir de manger pour pouvoir ensuite t’occuper d’Henri, le faire boire et l’endormir. C’est toi le meilleur pour le calmer et je sais que tu en fier. Je sais aussi que tu comprends à quel point c’est essoufflant d’avoir un bébé qui demande beaucoup d’attention (allo Arianne!) et ça me fait du bien de pouvoir partager cela avec toi. D’avoir quelqu’un à qui me confier.

Merci pour les petites pauses que vous me permettez de prendre, si vous saviez combien elles sont appréciées, j’en suis tellement reconnaissante.

Merci aussi pour les fois ou vous me dites des choses que je n’ai pas envie d’entendre ou que vous me faites ouvrir les yeux sur des petites situations que je n’ai pas envie de voir.

Et c’est là, que malgré tout, vous restez mes parents à moi. Sur le coup ça me dérange. Mais je sais que c’est pour notre bien. À moi et à vos petits fils adorés.

Vous passez par votre  rôle de grands-parents pour continuer d’être des bons parents : en tentant de me guider dans mon rôle de maman. En m’encourageant, et en me conseillant du mieux que vous pouvez.

Oh! Des fois je fais quand même à ma tête… Et contrairement à quand j’étais adolescente ce n’est pas pour vous défier. Non. C’est parce que malgré tout, je reste la maman de mes petits loups et c’est à moi de suivre mon cœur quand vient le temps de prendre des décisions les concernant.

Je sais que vous ne m’en tenez pas rancune : vous avez été parents avant moi. Vous savez que des fois notre petit doigt nous chuchote des vérités que nous sommes les seuls à entendre. Vous savez aussi que souvent, on prend des chances, on avance en faisant des erreurs et c’est ça être parent. C’est aussi ce qui fait que notre vie vaut la peine d’être vécue : les petites erreurs qui font savourer les grandes victoires. Le chemin que l’on parcoure et qu’on se remémore avec fierté.

Depuis que vous êtes devenus grands-parents, je réalise la chance que j’ai d’être votre fille.

Merci pour la fierté que je n’ai pas toujours su lire dans vos yeux, mais que maintenant je reconnais, quand vous nous regardez , moi et vos petits enfants.

 

Photo credit: Joe Shlabotnik via VisualHunt.com / CC BY-NC-SA