Je pensais que je savais. Mais je ne savais rien.

Crédit photo : Robbie Photographie

Tous les ans  à la fête des mères, je donnais une carte à ma maman chérie. Une carte qui finalement disait pas mal toujours la même chose : qu’elle est extraordinaire, qu’elle est la meilleure maman au monde. T’sais, les classiques.

Je pensais que je savais ce que ça voulait dire être une maman.

Je pensais que je comprenais.

Eh boy hen!

Du moment que j’ai fait pipi sur le test de grossesse et qu’il s’est avéré positif, j’ai tout de suite compris que je ne savais pas ce que c’était.

Pour moi, être une maman, c’est aimer. Aimer tellement fort que ça se supporte mal. Aimer de tout son corps. Aimer de toute sa tête. Aimer plus que je pensais qu’il était possible.

J’ai compris aussi ce que le mot sacrifice veut dire. Parce que crime, je donnerais tout, littéralement tout, pour cette enfant-là. Sans hésitation, sans regret, sans même y repenser une deuxième fois. Je me priverais de tout pour lui donner tout à elle.

Sans penser aux autres, sans penser à moi : je fais tout pour elle, tout le temps.

J’ai aussi malheureusement compris ce que c’était que d’avoir de la peine, de la vraie.  Un mal viscéral. Une douleur horrible. Parce qu’elle a mal. Parce qu’elle est triste. Parce qu’elle est loin. Un espèce de sentiment qui n’est jamais loin sous la surface, toujours prêt à réapparaître à la moindre fièvre ou au moindre week-end au chalet avec papa.

J’ai découvert ce que c’était une maman louve. Celle qui grogne et qui montre les dents quand on s’approche trop d’elle et  de sa progéniture. Celle qui est prête à attaquer quiconque ose s’en prendre à son bébé. Quiconque oserait même penser la blesser.

J’ai toujours eu un immense respect pour ma maman et mes grands-mamans. Elles ont fait un travail extraordinaire, dans des conditions parfois plus que difficiles. Mais depuis que je suis l’une d’entre-elles, ce respect s’est multiplié par mille.

Parce que maintenant je sais la taille de la tâche qu’elles ont accomplies. La tâche énorme que ma maman accomplie toujours d’ailleurs.  Parce qu’on reste une maman pour toujours.

Être une maman c’est la job la plus difficile ever. Mais c’est aussi la plus gratifiante.

C’est quétaine mais il n’y a juste pas d’autre façon de le dire.

Author: Marie-Claude Royer

Je n’ai pas de zone grise. Je vis trop souvent en noir ou en blanc. Je suis devenue une pro du mode survie. La maternité m’a appris le vivre et laisser vivre.
En ce qui concerne ma parentalité, je considère que je suis celle qui connaît le mieux mon enfant… Je crois que chaque parent est le « pro en chef » de ses kids et devrait toujours écouter ses feelings avant l’opinion des autres. J’ai donc tendance à ne pas accueillir à bras ouverts les critiques et conseils des autres et j’évite à mon tour de leur en prodiguer.
J’ai une plus ou moins nouvelle réalité de maman-séparée-qui-voit-son-bébé-une-semaine-sur-deux et essayer de survire lorsqu’elle est chez son père occupe tout mon temps ou presque.
Je travaille fort. Ben, j’essaye en tout cas!