Quand c’est papa, qui prend bébé dans ses bras le premier.

Avant même de porter un petit bébé dans mon ventre, je rêvais du moment où j’allais enfin serrer mon enfant contre mon cœur pour la première fois. J’imaginais un moment d’une infinie douceur. Juste lui et moi et l’immensité de l’amour que j’avais déjà pour lui qui nous enveloppait. Un moment où le temps s’arrête, où il n’y a plus rien qui compte que d’enfin faire connaissance.

Mais la vie étant ce qu’elle est…Mon bébé n’a pas eu la naissance tout en douceur que je souhaitais pour lui. Il n’y a pas eu de premier câlin sur un petit nuage de bonheur et d’amour comme je le désirais tant et j’ai longtemps eu le sentiment qu’on m’avait volé ce moment. Ça me brise le cœur d’y repenser encore aujourd’hui.  Parce que quelques instants après sa naissance par césarienne, après qu’on m’ait laissé l’admirer et l’embrasser une toute petite seconde, il est parti avec son papa.

Je n’avais jamais réalisé que ce moment que j’avais l’impression qu’on nous avait arraché, bébé l’avait vécu avec papa. Et ça m’a fait du bien au cœur. Ça m’a réconcilié avec ce premier rendez-vous manqué. Et pour la première fois, j’ai demandé à mon conjoint comment il avait vécu ce moment.

J’étais prête à entendre ce qu’il allait me dire, sans l’envier, sans crainte d’être blessée.

À ma grande surprise, Guillaume qui d’ordinaire est un vrai moulin à paroles, est devenu soudainement ému et a réfléchis longuement avant de me répondre.

 »C’est fou, mais j’avais l’impression que je le connaissais déjà. Même si c’était dans ton ventre qu’il avait passé 9 mois, je suis certain qu’il me reconnaissait, qu’il reconnaissait ma voix. J’avais des papillons dans le ventre et le cœur qui débattait. Comme à un premier rendez-vous. J’ai vécu un coup de foudre pour notre minuscule petit garçon que j’aimais tellement déjà. J’étais prêt à donner ma vie pour lui, déjà. Je me sentais privilégié de vivre ce moment de peau à peau avec lui. Je l’admirais. J’ai compté toutes ses petites orteils, tous ses petits doigts. Je lui murmurait des mots doux à l’oreille et lui promettait que j’allais le protéger pour toujours. Il soupirait parfois dans son sommeil et j’avais l’impression qu’il se sentait en sécurité dans mes bras, que je réussissais à le réconforter sans avoir à faire aucun effort… En faits tu sais quoi? C’était le plus beau moment de ma vie. »

Le tout premier câlin de mon bébé, c’est son papa qui lui a donné. Et c’est parfait comme ça.

Il faut dire que dès le moment où je suis revenue dans ma chambre, on s’est collés en peau à peau pendant plusieurs heures. Et ce fût un moment juste parfait. On a fait connaissance, on s’est apprivoisés et c’est un instant que je vais chérir pour le reste de ma vie.

Premier moment de peau à peau avec Henri

On a continué de pratiquer le peau à peau le plus souvent possible avec Henri Guillaume et moi lors de notre retour à la maison. Henri a dormi des longues heures sur le ventre de papa, (un peu comme sur la photo de couverture de ce texte, mais pour être considéré en  »peau à peau », bébé ne doit pas porter de vêtements non plus).

Saviez-vous que le peau à peau a de nombreux bénéfices ? Oui ! Ça aide entre autre à la régulation de la température de bébé, à la diminution de la douleur (excellent truc pour les maux de ventre 🙂 ). C’est aussi prouvé que le peau à peau contribue à bâtir un lien d’attachement fort entre le bébé et son parent et que cela réduit le stress. Intéressant non ?

Je regrette de ne pas avoir discuté de ce précieux moment avec Guillaume avant aujourd’hui parce que je n’étais pas prête. Parce que j’étais jalouse. Parce que dans ma tête, ce moment me revenait à moi de droit.

Je réalise maintenant que les câlins de papa sont très spéciaux aussi, et très importants. Je suis persuadée que de vivre cet instant avec Henri, a permis à Guillaume de se sentir compétent avec notre fils dès les toutes premières minutes. Il est évident pour moi que cela a influencé leur lien si étroit.

C’était le début d’une longue histoire de câlins pour ces deux inséparables-là.

Et ça me rend tellement heureuse. Je suis en paix avec comment ça c’est passé.

Alors à vous les mamans qui n’ont pas eu la chance de vivre ce premier câlin auquel vous aviez rêvé pendant 9 mois, j’ai envie de vous dire que tous les suivants sont tout aussi importants.

Et à vous, les autres mamans sur le point de donner la vie pour une première fois… ou pas. J’ai envie de vous dire de lâcher prise, et de vous préparer à toute éventualité. L’important, c’est que bébé soit câliné.

J’ai aussi envie de vous partager cet outil que j’ai découvert dernièrement:  Le programme de câlins d’Huggies. C’est un complément à votre plan d’accouchement qui vous permet de planifier comment vous aller câliner votre bébé dès sa naissance et aussi, comment vous souhaitez que ça se passe si vous n’êtes pas en mesure de lui offrir ces premiers instants de peau à peau. Guillaume était  le  »donneur de câlin désigné ». On en avait discuté vers la fin de ma grossesse, et je lui avais mentionné que dans l’éventualité où la naissance d’Henri était par césarienne, je voulais qu’il fasse du peau à peau avec  notre fils en m’attendant. Allez consulter le programme des câlins, on ne peut jamais être trop outillée pour une naissance.

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.