La première année ou la pression des devoirs

Ma fille, que dis-je mon bébé-qui-n’est-plus-du-tout-un-bébé, est en première année maintenant. Elle s’est adaptée comme une championne, comme si de rien était. Pour moi, of course, c’est une autre histoire.

Je pensais que l’adaptation à l’école, c’était la maternelle. Je pensais que c’était ça le gros saut : nouvelle école, nouveaux amis, nouvelle routine. Mais dès la deuxième semaine est arrivée cette chose horrible que j’appréhendais : les devoirs.

Il faut comprendre que pour la grande anxieuse que je suis, c’est vraiment stressant les devoirs. Il n’y a pas assez d’heures dans une nuit pour répondre à toutes mes inquiétudes : est-ce que je pousse assez? Est-ce qu’elle pratique assez ses mots étiquettes? Est-ce que je mets assez l’accent sur l’importance d’étudier? Est-ce que je devrais insister plus sur les chiffres? Ou au contraire, est-ce que je pousse trop? Est-ce que j’insiste tellement que je vais finir pas la faire détester les leçons, elle qui aime pourtant tellement les faire! Est-ce que je vais tellement pousser que je vais finir par la faire haïr l’école?

Holly S**T!!!

Comment je fais pour être juste assez? Je sais, tout le monde (incluant le père de ma fille – il faut le faire!) me dit ‘’arrête de t’en faire! Tu fais tout ce qu’il faut!’’ Mais comment peuvent-ils savoir? Les effets du ‘’trop’’ ou du ‘’pas assez’’ ne se feront pas ressentir immédiatement, surement?

Et là est arrivé ce qui aurait dû me rassurer : des bonnes notes. Non, même pas : des notes parfaites. À toutes les semaines, mon bébé-qui-est-clairement-un-génie ramène à la maison des dictées sans fautes, des évaluations marquées d’un gros A+

Ça devrait me rassurer : clairement, on fait quelque chose de correct! Mais non… là, j’ai peur qu’elle pense que d’avoir tout bon tout le temps c’est la norme et que si elle se trompe, ça devienne la fin du monde. Je veux lui dire que je suis fière d’elle, mais je passe mon temps à ponctuer mon discours de ‘’je suis fière parce que tu fais de ton mieux, pas parce que tu as tout bon’’ en espérant que mon message-pas-tellement-subtile fasse son chemin jusqu’à son subconscient.

Je pensais réellement que la pire adaptation était faite pour moi. Elle avait quitté le nid douillet de la garderie et avait intégré les rangs de la grande école. Et j’avais survécu, j’avais fait ça comme une grande. C’est ça qui arrive quand tu te penses au-dessus de tes affaires faut croire!

Author: Marie-Claude Royer

Je n’ai pas de zone grise. Je vis trop souvent en noir ou en blanc. Je suis devenue une pro du mode survie. La maternité m’a appris le vivre et laisser vivre.
En ce qui concerne ma parentalité, je considère que je suis celle qui connaît le mieux mon enfant… Je crois que chaque parent est le « pro en chef » de ses kids et devrait toujours écouter ses feelings avant l’opinion des autres. J’ai donc tendance à ne pas accueillir à bras ouverts les critiques et conseils des autres et j’évite à mon tour de leur en prodiguer.
J’ai une plus ou moins nouvelle réalité de maman-séparée-qui-voit-son-bébé-une-semaine-sur-deux et essayer de survire lorsqu’elle est chez son père occupe tout mon temps ou presque.
Je travaille fort. Ben, j’essaye en tout cas!