Quand papa devient papi

Quand j’étais petite, j’ai eu un papa très ‘’de son époque’’ : il ne cuisinait pas beaucoup, il n’était probablement pas celui qui manquait le plus de journée de travail pour rester avec moi quand j’étais malade. Mais un papa qui s’impliquait tout le temps : qui pratiquait des tables de multiplications et des déclinaisons de mots en latin (allo, éducation au privée!) avec moi. Un papa qui a été entraîneur de balle-molle pendant des années, même une fois qu’il ne voulait plus le faire parce que ‘’papa, on est mal prises, notre coach est vraiment pourri’’. J’ai un papa qui me prête sa voiture pendant qu’il part avec la mienne pour aller changer mes pneus. Un papa qui m’appelle pour me dire ‘’peux-tu m’aider? Je ne sais pas quel collier choisir pour la fête de maman’’

Et depuis le 25 août 2011, j’ai un papa et qui est devenu papi. C’est une des plus belles choses que j’ai vu de ma vie : le regard de mon père sur ma fille.

Ma fille a un papi qui la garde. Qui écoute La Reine des neiges avec elle. Qui joue au ballon dans la cour l’été, quand il aimerait bien mieux s’asseoir pour boire son verre de vin. Elle a un papi qui tient ses cartes quand on joue au Uno et que ses petites mains ne suffisent plus. Un papi à côté de qui elle veut toujours s’asseoir au souper.

J’ai toujours su que mon papa, c’était le meilleur. Le plus gentil. Le plus patient (même la fois où j’ai pleuré quand j’apprenais à conduire parce que l’auto étouffait à tous les coins de rue!) Celui avec le meilleur caractère (même la fois où, très petite, j’ai joué dans le plâtre qu’il venait juste d’étendre sur un mur pour faire les joints. Il DÉTESTE ÇA, faire des joints!) Je l’ai toujours su que j’étais chanceuse.

Mais quand je le vois avec ma fille… mon doux, je manque de mot. Je suis vraiment la fille la plus chanceuse du monde. D’avoir un papa en or, qui s’est transformé en un papi en or massif 14 carat, serti de diamants et de pierres précieuses. Un papi digne des millions de dessins et de bricolage qu’elle lui fait à tour de bras. Un papi dont elle a hérité ses cheveux aussi raides et fins que le foin. Le meilleur papi qui soit.

Author: Marie-Claude Royer

Je n’ai pas de zone grise. Je vis trop souvent en noir ou en blanc. Je suis devenue une pro du mode survie. La maternité m’a appris le vivre et laisser vivre.
En ce qui concerne ma parentalité, je considère que je suis celle qui connaît le mieux mon enfant… Je crois que chaque parent est le « pro en chef » de ses kids et devrait toujours écouter ses feelings avant l’opinion des autres. J’ai donc tendance à ne pas accueillir à bras ouverts les critiques et conseils des autres et j’évite à mon tour de leur en prodiguer.
J’ai une plus ou moins nouvelle réalité de maman-séparée-qui-voit-son-bébé-une-semaine-sur-deux et essayer de survire lorsqu’elle est chez son père occupe tout mon temps ou presque.
Je travaille fort. Ben, j’essaye en tout cas!