Toi qui a fait de moi une maman

Nous sommes séparés.  La vie se fait un malin plaisir à me rappeler constamment les nombreuses raisons pour lesquelles nous ne formons plus un couple. Même dans mes rêves… Mais aujourd’hui, c’est pour t’envoyer des fleurs que j’écris.

Parce que je t’ai choisi dans le temps. Avant toi, je ne voulais pas d’enfant. Je n’en veux pas d’autres maintenant. Je t’ai consciencieusement choisi pour faire de moi une maman : je ne voulais pas un enfant, je voulais TON enfant. Et tu m’as donné le plus beau cadeau possible. Tu as fait de moi une mère. Tu as fait de moi, je le sais maintenant, la personne que j’ai toujours dû être.

Je crois que notre union était faite pour créer la perfection qu’est notre fille. Elle a hérité de certaines de tes plus belles qualités. Outre la couleur de tes yeux, elle a ton charisme. Ta facilité avec les gens. Elle est populaire et tout le monde l’aime, comme toi.

Tu es le papa qui saute sur le trampoline avec elle, le papa qui apporte du resto pour tous les amis de la garderie ou de la classe. Le papa dont elle est tellement fière. Le papa que j’ai choisi pour elle.

Alors à toi qui a fait de moi une maman, je souhaite une belle fête des pères. Parce que malgré tout, je te dois la moitié de mon cœur. Avant toi, je n’étais que moi. Maintenant, je suis sa maman. Et je ne pourrai jamais te remercier assez pour ça.

Author: Marie-Claude Royer

Je n’ai pas de zone grise. Je vis trop souvent en noir ou en blanc. Je suis devenue une pro du mode survie. La maternité m’a appris le vivre et laisser vivre.
En ce qui concerne ma parentalité, je considère que je suis celle qui connaît le mieux mon enfant… Je crois que chaque parent est le « pro en chef » de ses kids et devrait toujours écouter ses feelings avant l’opinion des autres. J’ai donc tendance à ne pas accueillir à bras ouverts les critiques et conseils des autres et j’évite à mon tour de leur en prodiguer.
J’ai une plus ou moins nouvelle réalité de maman-séparée-qui-voit-son-bébé-une-semaine-sur-deux et essayer de survire lorsqu’elle est chez son père occupe tout mon temps ou presque.
Je travaille fort. Ben, j’essaye en tout cas!