Les familles recomposées de Noël.

Tout comme moi, vous devez lire attentivement chaque jour, les différents billets de blogueurs qui vous partagent leurs idées de cadeaux et leurs meilleures recettes pour Noël. Vous devez participer à leurs concours de l’avent et croiser vos doigts pour gagner un de leurs superbes prix, pis vous gossez un peu vos amis Facebook en les partageant compulsivement.

La vérité, c’est que moi, je suis dans un mood différent présentement.

Je suis nostalgique.

 J’adore Noël. J’adore créer de la magie pour mes enfants.

Mais les présents, et les recettes, ce n’est pas ma principale préoccupation lorsque le temps des fêtes arrive.

Non. Je deviens un petit peu triste.

Y’a certains soirs de décembre où je suis même incapable de penser à autre chose qu’au fait que je vais partager mon petit poulet avec son papa pendant les vacances. C’est soit qu’il sera pas avec moi pour découvrir les cadeaux sous le sapin le 25 décembre au matin, ou c’est soit que je le serrerai pas contre mon cœur le 1er janvier à minuit, pour débuter la nouvelle année.

C’est correct. Son papa aussi a le droit de célébrer avec lui. Je trouve ça important qu’il se crée des beaux souvenirs d’enfance avec ses deux parents. Mais ça me fait pas moins de peine. Le pire c’est que cette réalité-là, je la connais depuis longtemps.

Parce que quand j’étais une toute petite emmèredeuse, je vivais dans une famille recomposée moi aussi. Je partageais mon temps entre chez papa et chez maman. Un papa et une maman qui n’étaient pas en très bon terme malheureusement. Je comprends maintenant que je suis adulte. Mais j’essaie de ne pas reproduire la même chose pour mon fils.

parce que câline que je me suis sentie déchirée souvent à Pâques, déchirée encore plus à mon anniversaire. Mais c’était pour Noël et pour le jour de l’an que ça me faisait le plus mal d’avoir des parents décomposés. Le plus douloureux, c’était d’avoir l’impression de les décevoir. Peu importe où je choisissais d’être, je laissais tomber la moitié de ma famille. Chez papa j’avais manqué le père-noël et chez maman j’avais raté le patinage en famille. Même si chacun essayait de faire son bout de chemin pour que je sois présente la plupart du temps, des fois c’était juste pas possible.

J’ai eu de la chance par contre. Beaucoup de chance. Parce que les familles de mon beau-papa et de ma belle-maman m’ont toujours accueillis les bras ouverts. Je les appelais grand-maman, grand-papa, ma tante et mon oncle. C’était mes cousins et mes cousines (encore aujourd’hui). Il y avait pas de passe droit. J’avais pas moins de bisous, pas moins de câlins, pas moins de cadeaux non plus, que les autres. Que leurs  »vrais » petits enfants. Je me suis jamais sentie  »fausse » jamais comme une intruse. Je me sentais la bienvenue, je sentais qu’ils étaient heureux de me voir, et puis c’était tellement réciproque. Et c’est cet amour-là  qui réussissait à me réconforter.

Ça soulageait un peu mon chagrin, d’être sans ma maman, d’être sans mon papa. Pis t’sais, c’est pas une histoire d’âge, même à 12 ou 13 ans, ça me faisait encore mal feeler en dedans.

En tant que parent séparé aujourd’hui, j’essaie de lâcher prise. Lâcher prise sur les dates et de miser sur le temps de qualité avec mes enfants.

Cette année, chez mes beaux-parents, on va fêter Noël le 17 décembre. Ils sont recomposés eux aussi.

Parce que mon poulet a la même chance que moi lorsque j’étais petite. Ses belles-familles l’aiment comme l’un  des leurs.

Bon ça y est, je suis émotive.

Depuis que Papa-Poule est dans nos vies, petit poulet a 5 grands-mamans et 4 grands-papas. Il a aussi gagné des oncles et des tantes, 3 cousines et 2 cousins. Ils l’ont tous accueilli les bras ouverts. Il n’y a pas de passe-droit. Il reçoit autant de bisous, autant de câlins, autant de cadeaux. Et même si des fois ont est un peu mélangés entre les  »mamies », c’est un petit garçon totalement heureux. Au beau milieu d’une famille recomposée. Une très grande et très belle famille recomposée. Et c’est l’amour de cette famille qui fait en sorte qu’il ne se sente pas déchiré.

Jamais. Au grand jamais. Je ne veux qu’il pense, même pour une petite seconde. Qu’il me décevra s’il choisit un jour de fêter Noël avec son papa. Bien sûr, il va me manquer. Mais c’est mon rôle d’adulte, de ne pas le lui démontrer. De le protéger, de le laisser faire ses choix et de l’encourager.

Alors je m’adresse à vous.

Les adultes.

Peut-être que quelqu’un dans votre famille se sera décomposé ou recomposé cette année. Peut-être que vous accueillerez  un nouveau petit coco qui passera le réveillon sans sa maman, ou sans son papa pour la première fois. un petit coco qui aura un petit peu de peine peut-être. Faites en sorte qu’il ne se sente pas différent des autres enfants. Faites en sorte que votre amour le réconforte.

Les parents.

Je le sais que c’est la période de l’année la plus difficile pour partager son enfant. Faites un petit effort. Mettez vos cocos en priorité et vivez votre peine en privé. Ça ne leur appartient pas aux enfants, les discussions et les décisions de grands. Profitez du temps que vous avez avec eux. Que ce soit le 23-24 ou le 28 décembre. L’important c’est l’amour.

Je vous souhaite un merveilleux Noël recomposé. xxx

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.