Mon deuxième congé de maternité.

J’avais 23 ans quand je suis devenue maman la première fois. 23 ans et pleine de confiance, peur de rien, y’avait simplement rien à mon épreuve.
C’est la maternité qui m’a appris à avoir peur de l’inconnu. Avant d’être maman, je fonçais dans la vie avec beaucoup de naïveté. Sans jamais douter de mes capacités. Tout était tout le temps correct, y’avait jamais rien de vraiment grave.
J’ai pris une méchante débarque. Et pourtant, bébé poulet était un ange. La définition même de l’enfant facile. Ce qui n’est pas le cas de bébé Loup ha ! Celle-là je l’avais pas vue venir…
J’ai amorcé mon deuxième congé de maternité avec l’avantage de connaître les grandes lignes de ce qui allait m’attendre. Avec l’avantage d’avoir eu le temps de prendre assez de recul  entre bébé 1 et  bébé 2 pour savoir ce que j’avais envie de refaire de la même façon et ce que je voulais changer à tout prix (non aucun de nos enfants ne pourra prétendre avoir eu la même maman exactement).
La maternité je l’ai vécue comme une claque dans face la première fois et je l’ai choisis une deuxième fois en connaissance de cause.
J’ai eu le temps d’analyser la mère que j’étais. De faire le deuil de la mère parfaite que je ne serai jamais. Chaque jour j’essaie de me rapprocher un peu plus de la personne que je veux être en général.
Cette fois-ci, je ne me suis pas sentie mal de dormir à des heures pas possibles avec bébé. Même s’il y avait une pile et quart de lavage et de la vaisselle de trois repas qui m’attendaient. Je connais la valeur d’une sieste.
J’ai enjoyé chaque sourire, chaque petit moment. Je l’embrasse aussi souvent que possible. Jai de la chance de pouvoir le regarder s’épanouir de jour en jour. Je me laisse le droit de passer des journées en pyjamas pas de brassière. Lorsqu’il s’endormait en petite boulette sur moi, je le gardais dans mes bras, juste parce que je pouvais. Et câline que ça n’a pas duré longtemps.
Des fois le seul temps que j’ai pour souffler un peu dans la seule sieste de 30 minutes consécutives de la journée, je n’en fais rien de constructif. Je la passe à jouer compulsivement mes 5 vies à candy Crush. Pis je me sens meme pas coupable, comme je l’aurais fait la première fois.
Ce que je n’avais pas compris pendant mon premier congé de maternité en faits, c’est que s’appelle pas un congé de maternité pour rien. T’es en congé, pour materner. C’est correct que t’ailles pas le temps de te trouver quarante-douze hobby ou de décaper ton set de cuisine. C’est correct que t’ailles le goût de rien crisser le 3/4 du temps parce que bébé boit aux heures. Ça sert exactement à ça un congé de maternité.
Mon deuxième congé de maternité tire à sa fin. Pis je suis ben fière de moi. J’ai rien fait d’extraordinaire : j’ai juste regarder la vie passer pendant la première année de mon bébé. Je l’ai regardé grandir, changer, apprendre. Les projets diy que j’avais traînent encore dans le sous-sol, la pile de romans à lire que j’ai accumulé est toujours inentamée.
J’ai toute la vie en  »non congé de maternité » pour faire ça, la première année de mon bébé, elle, elle reviendra jamais.