Lettre à mon fils, qui ne dort pas la nuit.

Je me demande des fois si tu sors vraiment de mon ventre.

Moi qui a tant besoin de sommeil et toi qui le combat tout le temps.

Je me demande si je fais ce qu’il faut pour te réconforter et t’apaiser. Pour te donner assez confiance pour passer la nuit seul dans ton lit.

Pourquoi le soir tu hurles dès que je sors de ton champ de vision ?

Y’a des soirs où ça fonctionne et d’autres où c’est la bataille.

Pourquoi ?

Égoïstement, moi, le soir, j’ai besoin de silence.

J’ai besoin d’avoir les deux mains libres. J’ai besoin de prendre du temps pour moi.

J’ai l’impression parfois que tu me prend en otage dans ta chambre, lorsque je dois y passer toute ma soirée à t’endormir.

Parce que te laisser pleurer et crier c’est juste pas possible.

J’ai essayé tsé. Et le problème a empiré.

Tu ressens tout. Ma tristesse, ma colère, mon angoisse.

Et quand je te berce rapidement, tu ne veux plus que je te déposes.

Tu me veux toute et tout le temps.

Tu me veux en fusion, je pense que tu voudrais retourner dans mon utérus la nuit.

Et moi je commence à avoir besoin d’être moi à l’extérieur de nous.

J’ai besoin que tu sois toi à l’extérieur de moi.

Y’a des jours où je me dis que c’est à moi de t’apprendre tout ça, que c’est de te rendre service que de t’apprendre l’indépendance.

Et d’autres jours où je me dis juste que tu es comme tu es et que je dois juste répondre à tes besoin le mieux que je peux pour l’instant.

Qu’on traversera le pont quand on y sera arrivé.

Mais je pense que mon possible est déjà fait.

Je suis tellement fatiguée.

Je suis épuisée.

Je le sais juste pu quoi faire pour que tu t’endormes paisiblement. J’en peux pu de t’entendre hurler  »maman ».

Comme si on t’arrachait une partie de toi dès que tu ne me vois plus.

T’es complexe mon amour.

Un petit mystère de tous les jours.

Et je t’aime tellement.

Tu fais ressortir les plus beaux côtés de ta maman, mais les plus vulnérables aussi.

Tu sais, tu t’inquiètes pour rien. Je ne suis jamais bien loin.

Je vais t’embrasser avant de me coucher, et je te l’avoue, je prend plaisir à nos nuits collées-collées.

J’entends tous tes petits sons, tous tes petits mouvements. T’as pas à t’inquiéter mon chat.

Tu es toute ma vie.

Tu es l’amour.

Tu es la plus belle chose que j’ai faite.

Laisse-moi juste dormir mon chéri.

 

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.