Je suis maman à la maison.

Ça m’aura pris beaucoup d’années pour être capable d’écrire ces mots.

Pour être capable de l’assumer. (C’est pas beau han?)

J’ai gaspillé des années à me dire que ce que je faisais c’était pas assez.

Parce que je pensais savais que la société s’attendait de moi que je sois carriériste.

Et ça me blessait parce que je ne le suis pas.

Ça m’a pris du temps à le réaliser.

Comme si ça me diminuait.

Parce que la société me renvoyait une image des mères au foyer négative.

Je voulais pas être  »juste » une mère aux yeux du reste du monde.

En faits, à mes yeux avant tout.

J’ai passé des années à m’en vouloir.

Déchirée. Torturée.

Puis j’ai compris.

Que j’avais rien à prouver à personne.

Juste des choses à me prouver à moi.

Et que je cherchais les réponses aux mauvais endroits.

J’ai cessé de me justifier, de tenter d’expliquer notre décision.

Notre choix de vie.

Mon choix.

J’ai commencé à compter mes réussites.

Les petites. Les grandes.

J’ai cessé de me comparer aux avocates qui ont tout pour elles que mon mari côtoie tous les jours.

Je suis intelligente moi aussi. Belle. Cultivée. Drôle.

J’ai encore des choses à dire, des opinions tranchées, même si je m’occupe de mes enfants toute la journée.

J’ai tout pour moi.

Juste ici.

Je m’épanouie.

À ma façon. Dans ma maison.

J’avance.

J’apprends, autant, sinon plus que si j’avais une belle et grande carrière.

Je suis chanceuse.

C’est la meilleure situation possible pour ma famille.

Pour moi.

Et il n’y a aucun mal à ça.

Je suis heureuse.

J’accomplis beaucoup plus de choses maintenant, à trente ans, avec un trou de 5 ans dans mon cv.

J’ai tellement grandit.

L’avenir ne me fait plus peur.

J’ai confiance que tout vient au bon moment lorsqu’on ouvre son coeur.

J’ai la chance de faire un mijoté de boeuf le mercredi après-midi sans me stresser, et de décider de boire le restant de vin rouge de la recette à 14h00.

Mais j’accueille aussi les journées où tout va de travers.

Céréales pour souper.

Les apéros débutent parfois un peu plus tôt.

Le week-end se célèbrent le vendredi matin.

C’est de la job, être la cheffe d’orchestre officielle d’une famille.

À temps plein.

C’est ma job.

Je suis maman à la maison

 

Author: l’Emmèredeuse

L’emMÈREdeuse, c’est moi : Catherine.
Maman de deux (petits monstres) adorables garçons : Tom le dresseur de loups et Henri le Bébé Loup.
Je suis copropriétaire d’une famille recomposée remplie d’amour et de folie.
Ma plume prend parfois des chemins humoristiques, parfois des plus sérieux, mais toujours ceux de l’authenticité et de l’humilité.
Maman Louve à mes heures. Je partage avec vous les petits et grands moments de mon quotidien de maman.
De maman ben ordinaire.
Qui travaille à temps plein … Pis qui fait son gros possible.